Entreprises & Employeurs

Faire venir un salarié étranger en France : procédure d'introduction et carte talent

Autorisation de travail, visa long séjour, carte talent, détachement intra-groupe
Le cabinet pilote toute la chaîne, de l'offre d'emploi à la prise de poste

Recruter un candidat qui réside encore à l'étranger — ingénieur, développeur, cuisinier, soignant, cadre d'un groupe international — suppose d'enchaîner trois procédures dans le bon ordre : l'autorisation de travail demandée par l'employeur, le visa long séjour demandé par le salarié auprès du consulat, puis le titre de séjour à l'arrivée en France. Une erreur à une étape bloque toutes les autres et peut retarder une prise de poste de plusieurs mois. Le Cabinet Lassort pilote l'ensemble de la chaîne pour l'entreprise et le salarié, y compris les profils carte talent et les mobilités intra-groupe. Consultation à Bordeaux ou en visioconférence partout en France. 05 47 74 93 92.

La procédure d'introduction d'un salarié étranger

C'est la voie de droit commun pour recruter un candidat résidant hors de France : l'employeur est le moteur de la procédure.

Concrètement, l'employeur dépose la demande d'autorisation de travail en ligne, avec le contrat ou la promesse d'embauche. L'administration vérifie l'adéquation entre le poste et le candidat, le respect par l'entreprise de ses obligations sociales, la rémunération — et, sauf métier en tension, la situation de l'emploi : l'employeur doit justifier de recherches préalables infructueuses sur le marché du travail français.

Une fois l'autorisation accordée, elle est transmise au poste consulaire : le salarié dépose sa demande de visa long séjour, puis accomplit à l'arrivée les formalités auprès de l'OFII ou de la préfecture selon le titre. Le calendrier réaliste d'une introduction complète se compte en mois, pas en semaines — d'où l'intérêt d'anticiper dès la signature de la promesse d'embauche.

Le point de blocage n'est presque jamais le consulat : c'est un dossier d'autorisation de travail incomplet ou mal argumenté au départ. Tout se joue à la première étape.

Étape 1 — Employeur

Demande d'autorisation de travail en ligne, instruite par la plateforme de main-d'œuvre étrangère

Étape 2 — Salarié

Demande de visa long séjour auprès du consulat de France du pays de résidence

Étape 3 — Arrivée

Validation du visa ou demande de titre de séjour, formalités OFII, prise de poste

Quelle voie pour quel profil ?

Le choix de la bonne procédure conditionne les délais, la durée du titre et les droits de la famille

Introduction « salarié » de droit commun

Pour un CDI ou un CDD, l'autorisation de travail conditionne le visa puis le titre « salarié » ou « travailleur temporaire ». C'est la voie standard — et celle où l'argumentation sur la situation de l'emploi et l'adéquation poste/candidat fait la différence entre un accord et un refus.

CDI / CDD — tous secteurs

Carte talent — salarié qualifié

Pour les profils diplômés ou à rémunération élevée, la carte talent (ex-passeport talent) offre un titre pluriannuel allant jusqu'à 4 ans, une procédure sans opposabilité de la situation de l'emploi et un statut favorable pour la famille qui accompagne. Nous vérifions l'éligibilité et montons le dossier.

Cadres, ingénieurs, profils qualifiés

Carte talent — autres catégories

Chercheurs, créateurs d'entreprise, investisseurs, mandataires sociaux, artistes, professions médicales : la carte talent couvre une dizaine de catégories aux conditions distinctes (diplôme, seuils de rémunération, projet). Le choix de la bonne catégorie est stratégique — un mauvais choix se paie en refus ou en titre plus court.

Chercheurs, entrepreneurs, investisseurs

Mobilité intra-groupe (ICT)

Transfert temporaire d'un cadre, d'un expert ou d'un stagiaire depuis une entité étrangère du groupe vers la France : carte « salarié détaché ICT ». Conditions d'ancienneté dans le groupe, de contrat d'origine et de mission en France. Alternative selon les cas : le détachement classique de prestation de services.

Groupes internationaux

Détachement de salariés

Prestation de services internationale : le salarié reste employé par l'entreprise étrangère mais travaille temporairement en France. Déclaration préalable de détachement, désignation d'un représentant, respect du noyau dur du droit du travail français — et vigilance de l'entreprise d'accueil, solidairement responsable.

Prestations transnationales

Refus de visa ou d'autorisation

Refus d'autorisation de travail, refus de visa long séjour : chaque décision a sa voie de recours propre — recours administratif, commission de recours contre les refus de visa (CRRV) à Nantes, tribunal administratif. Le cabinet a obtenu des annulations dans ces contentieux. Délais courts : réagir vite.

Recours — délais de 30 jours à 2 mois

Le pilotage du cabinet, de l'offre à la prise de poste

Un interlocuteur unique pour l'entreprise et le futur salarié

1

Stratégie

Choix de la voie adaptée au profil : introduction classique, carte talent, ICT, détachement. Calendrier réaliste communiqué à l'entreprise et au candidat.

2

Autorisation de travail

Constitution et dépôt du dossier employeur, argumentation sur la situation de l'emploi ou l'éligibilité talent, suivi de l'instruction jusqu'à la décision.

3

Visa long séjour

Préparation du dossier consulaire du salarié, cohérence avec le dossier employeur, assistance en cas de demande de pièces ou d'entretien.

4

Arrivée en France

Validation du visa, formalités OFII, titre de séjour de la famille le cas échéant, calendrier des renouvellements remis à l'entreprise.

Honoraires employeurs

Consultation entreprise : 70 € TTC — Autorisation de travail : 750 € TTC — Package complet (autorisation + visa + titre) : 2 800 € TTC

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Questions fréquentes — Recrutement international

Délais, carte talent, famille, refus : les réponses aux questions des employeurs

Combien de temps faut-il pour faire venir un salarié étranger en France ?

Il faut additionner trois délais : l'instruction de l'autorisation de travail (plusieurs semaines à plusieurs mois), la délivrance du visa long séjour (variable selon les consulats), et les formalités d'arrivée. Un calendrier réaliste se compte en 2 à 6 mois selon le profil, le pays et la période. La carte talent et les métiers en tension raccourcissent souvent la première étape. Nous donnons dès la consultation un calendrier honnête, poste par poste.

Qu'est-ce que la carte talent et qui peut en bénéficier ?

La carte talent (qui a remplacé le passeport talent) est un titre pluriannuel — jusqu'à 4 ans — destiné aux profils qualifiés : salariés diplômés ou bien rémunérés, chercheurs, créateurs d'entreprise, investisseurs, mandataires sociaux, artistes, professions médicales notamment. Ses atouts pour l'employeur : pas d'opposabilité de la situation de l'emploi, un titre long qui sécurise la relation de travail, et un statut favorable pour la famille du salarié.

La famille du salarié peut-elle venir avec lui ?

Cela dépend du titre. Avec la carte talent, le conjoint et les enfants bénéficient d'un titre « famille » leur permettant de résider — et pour le conjoint de travailler — sans passer par le regroupement familial classique. Avec un titre « salarié » de droit commun, la famille relève en principe du regroupement familial, soumis à des conditions de ressources, de logement et de délai. C'est un critère qui peut faire préférer la carte talent quand le profil y est éligible.

Faut-il prouver qu'aucun candidat français n'était disponible ?

Pour l'introduction de droit commun, oui : c'est l'opposabilité de la situation de l'emploi. L'employeur doit justifier d'une recherche loyale et infructueuse (publication de l'offre pendant plusieurs semaines, examen des candidatures reçues). Ce critère disparaît pour les métiers en tension de la liste réglementaire et pour la carte talent. Vérifier en amont si votre poste en relève peut transformer le dossier.

Le visa de mon futur salarié a été refusé : que faire ?

Un refus de visa long séjour se conteste d'abord devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa (CRRV) — recours préalable obligatoire dans un délai de 30 jours — puis devant le tribunal administratif de Nantes. Les refus reposent souvent sur des motifs stéréotypés ou une mauvaise appréciation du dossier ; le cabinet a déjà obtenu gain de cause dans ce contentieux. Il faut agir vite : les délais sont courts et stricts.

Peut-on faire travailler le salarié en France en attendant les autorisations ?

Non. Aucune prise de poste n'est possible avant l'autorisation de travail et l'entrée régulière en France — le télétravail depuis l'étranger pour l'entité française soulève lui-même des questions (droit du travail applicable, sécurité sociale, fiscalité) qu'il faut traiter, pas improviser. Faire travailler le salarié par anticipation expose l'entreprise aux sanctions de l'emploi d'étranger sans titre.

Un recrutement international en projet ?

Définissons ensemble la voie la plus rapide et la plus sûre pour votre candidat — carte talent, introduction, mobilité intra-groupe

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